À l’approche des élections municipales de 2026, notre association lance un Tour de France des candidats pour les sensibiliser aux enjeux du réemploi des emballages et aux obligations qui s’imposent désormais aux collectivités et aux commerçants.

Pour accompagner toutes celles et ceux qui portent ce sujet sur leur territoire, nous publions un document de 4 pages, simple et opérationnel, comprenant :

✔️ 10 propositions accessibles aux élus locaux
✔️ des repères sur les coûts, les publics concernés et les obligations réglementaires
✔️ des pistes de financements et d’accompagnement

Pour Célia Rennesson, directrice et fondatrice de Réseau Vrac et Réemploi   : «  Les collectivités sont en première ligne pour répondre aux nouvelles obligations réglementaires, accompagner les acteurs économiques et proposer des solutions concrètes aux citoyens.  »

Notre objectif est de mettre à disposition des candidats un outil clair, opérationnel et partageable afin de toucher un maximum de candidats avant mars 2026.

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1ère étape : Lundi 2 février - Nantes

Le 2 février, Célia Rennesson s’est rendue à Nantes sur l’invitation de Johanna Rolland, candidate à sa propose réélection. Dans l’épicerie vrac de Lise Peschet, Pile Poids (adhérente RVR), Célia et Célie Couché, fondatrice de Bout à Bout et administratrice de l’association ont pu échanger avec la candidate et ses colistiers Mahel Coppey et Francky Trichet.

"Nous sommes heureux de commencer notre tour de France à Nantes dans le cadre des élections municipales. C’est un territoire qui a toujours été pionnier sur les enjeux de réduction des déchets et de réemploi. C’est d’ailleurs ici que nous avions réuni notre dernière assemblée générale et clôturé la 4ᵉ édition du Mois du Vrac et du Réemploi. " explique Célia Renneson.

Après la présentation des 10 propositions portée par RVR la discussion s’est ouverte sur de nombreux piliers d’actions locales concernés par le réemploi dont la commande publique ou l’évènementiel mais aussi la notion de proximité et en particulier la dynamique autour du commerce et de la vie de quartier.

Pour Johanna Rolland  : " Le lancement de ce tour de France du réemploi ici, à Nantes, est tout sauf un hasard, au vu de la richesse des initiatives lancées sur notre territoire et de l’action déterminée que je mène avec mon équipe. Faire de Nantes une terre de réemploi passe par le soutien volontariste au réemploi d’emballage et au vrac, j’en prends l’engagement ".

2ème étape : Jeudi 12 février - Strasbourg

À Strasbourg, Célia Rennesson a rencontré Thierry Kuhn et Philippe Appel, candidats sur la liste de la maire sortante Jeanne Barseghian. L’échange autour des propositions municipales c’est fait directement sur le terrain, dans deux commerces engagés du quartier de Neudorf : Biocoop et day by day avec leurs gérants, respectivement Nicolas Weiss et Céline Vélu.

Du terrain, un point très concret est ressorti des échanges avec les commerçants, en lien avec les propositions portées par RVR, le besoin de visibilité. Cela ne nécessite ni lourds investissements, ni dispositifs complexes. Identifier, référencer et promouvoir les commerces engagés, comme le propose notre proposition n°7, est simple à mettre en œuvre.

Strasbourg a déjà posé des bases solides en matière de prévention et de réduction des déchets.

Selon Thierry Kuhn  : "À Strasbourg, durant la dernière mandature, la question de la prévention et de la réduction à la source des déchets a occupé une place importante. Nous avons agi à plusieurs niveaux : par la sensibilisation et l’éducation des enfants et des habitants, par l’accompagnement des initiatives locales et par des actions concrètes, notamment la réduction des déchets d’emballages dans les cantines scolaires. Pour le prochain mandat, il s’agira d’amplifier ces actions et d’aller plus loin, en associant l’ensemble des acteurs de la réduction des déchets ainsi que les citoyennes et les citoyens. Cela passera notamment par la première convention citoyenne du mandat, consacrée à la question des déchets : prévention, réduction, réemploi et recyclage."

Pour Célia Rennesson : "Faire de la réduction et du réemploi le premier grand chantier démocratique du mandat est un signal fort. C’est une opportunité réelle pour amplifier et accélérer : associer les citoyens, structurer les acteurs locaux, et inscrire durablement le réemploi dans les politiques publiques."

3ème étape : Mercredi 18 février - Biarritz et Anglet

Célia Rennesson s’est rendue à Biarritz puis à Anglet, accompagnée d’adhérents du réseau, Maël Ramangalahy pour Les Retournées et Sébastien Leflond pour Mayam. À Biarritz, aux Halles, aux côtés d’Ana Ezcurra et de son équipe, les échanges avec les commerçants ont mis en lumière des pratiques déjà engagées (apport de contenants, consigne) et la volonté de structurer une boucle locale de réemploi à l’échelle du marché. Dans une ville touristique fortement exposée aux variations saisonnières de déchets, des pistes concrètes émergent pour le prochain mandat.

"Notre déambulation dans les Halles à la rencontre des commerçants avec l’association des commerçants des Halles m’a permis de voir concrètement l’ensemble des possibilités offertes à une municipalité pour accompagner les professionnels et les usagers à réduire leurs emballages et à inciter au réemploi. Les leviers légaux et réglementaires existants combinés à une véritable vision et volonté politique que nous portons chez BIARRITZ BERRI vont nous permettre d’aller dans le bon sens avec et pour les Biarrots, notre Ville et notre Planète." : explique Ana Ezcurra, candidate tête de liste à Biarritz.

À Anglet, avec Mahaut Fanchini et son équipe, la discussion s’est concentrée sur la réduction des coûts de gestion des déchets par l’action en amont : formation des agents, achat en gros conditionnements et exemplarité municipale. Des propositions immédiatement activables ont été identifiées pour la prochaine mandature.

Pour Mahaut Fanchini, candidate tête de liste à Anglet : "La question du vrac et du réemploi des emballages est un enjeu majeur, qui doit désormais être porté au niveau municipal. Les communes doivent mettre en avant les commerces qui pratiquent la vente en vrac et le réemploi des emballages. Cela fait l’objet de huit propositions dans le programme que nous souhaitons mettre en place."

"À chaque étape, je ressens une même énergie : celle d’équipes prêtes à passer d’initiatives isolées à une véritable structuration territoriale du réemploi. Les solutions existent, les acteurs sont mobilisés : il ne manque plus que la décision politique pour accélérer" : explique Célia Rennesson à l’issue de cette 3e étape.

4ème étape : Vendredi 20 février – Herblay-sur-Seine

À Herblay-sur-Seine, Célia Rennesson est allée à la rencontre de deux candidats, têtes de liste opposées lors de l’élection de mars. À l’heure du café, à la buvette du marché, les candidats ont tour à tour montré un réel intérêt pour le sujet du réemploi, ainsi qu’une conscience des enjeux et du potentiel à la fois économique et écologique qu’il porte. La ville résidentielle du Val-d’Oise est particulièrement dynamique autour d’un centre-ville riche en commerces et d’un marché qu’elle propose trois jours par semaine.

Cette activité autour du centre-ville offre un levier intéressant pour réduire l’utilisation des emballages à usage unique grâce à l’action commune des citoyens, des commerçants et de la municipalité.

Pour Cécile Rilhac, candidate à l’élection et députée lors de la mise en place de la loi AGEC : "Soutenir l’éco-citoyenneté des Herblaysiens est une priorité. En aidant nos commerces et notre marché à utiliser des emballages réutilisables, nous œuvrons pour l’environnement, mais c’est aussi un moyen de les soutenir financièrement."

Avec Philippe Rouleau, maire sortant et candidat à sa réélection, ainsi que Philippe Barat, actuel premier adjoint, l’échange a porté sur les démarches déjà mises en place par la ville. "En 2020, nous avons été l’une des premières villes à imposer le zéro plastique pour la restauration scolaire", explique le maire.

"La diminution des déchets liés aux emballages ne constitue pas seulement un enjeu écologique, mais aussi économique. Je souhaite engager de nouvelles initiatives pour favoriser le réemploi dans ma ville d’Herblay-sur-Seine."

Pour Célia Rennesson : "Au fil de notre tournée de rencontres, nous échangeons avec des profils très différents, issus de sensibilités politiques variées. Partout, l’écoute est réelle et engagée. Au-delà des divergences, chacun y voit une opportunité concrète et une véritable prise de conscience des enjeux liés à la réduction des déchets, mais surtout du formidable potentiel économique de la filière du réemploi. Ces échanges permettent souvent de révéler et de valoriser des démarches déjà mises en place dans les territoires, qui ne demandent qu’à être renforcées et amplifiées."

5ème étape : Mercredi 4 mars - Paris

Shu Zhang, présidente de Réseau Vrac et Réemploi, s’est rendue à la rencontre d’Emmanuel Grégoire dans le cadre d’une rencontre organisée par le candidat à Paris et son colistier Antoine Guillou. L’événement « Parlons Paris », qui se tenait à la Maison du Zéro Déchet, donnait la parole à plusieurs structures de l’économie circulaire, dont Réseau Vrac et Réemploi.

Au moment où débute notre campagne nationale de sensibilisation, le Mois du Vrac et du Réemploi, il s’agissait d’expliquer que nos propositions à destination des futurs exécutifs municipaux ne relèvent pas uniquement de la gestion des déchets. Elles portent des engagements qui vont de la dynamique commerçante à l’action des services municipaux, en passant par la sensibilisation citoyenne, l’événementiel et la communication publique.

Selon Shu Zhang : « Certaines avancées relèvent moins de budgets supplémentaires pour les collectivités que de changements d’approche, d’une autre manière de communiquer, d’éduquer et de considérer les citoyens, notamment les plus jeunes, comme des acteurs de la transition. »

C’est une approche transversale qui considère le vrac et le réemploi non pas comme des sujets techniques isolés, mais comme des leviers de transformation des pratiques commerciales, des habitudes de consommation et, plus largement, de la manière dont une ville organise la vie collective.

Des propos entendus par Emmanuel Grégoire qui, dans sa prise de parole, a répondu : « Nous souhaitons engager un immense travail sur la sensibilisation des enfants dans les écoles, chez les habitants et généraliser le dispositif "Immeubles zéro déchet". Nous avons aussi la volonté de contractualiser avec les acteurs de la vente à emporter et, si nécessaire, de sanctionner le non-respect de leurs engagements. Pour les commerçants qui nous le demandent, nous allons leur apporter notre aide pour réduire et mieux gérer leurs déchets, et en contrepartie, nous leur demanderons des avancées concrètes sur la question du réemploi et de la réduction des emballages jetables. »

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